Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a soumis au gouvernement intérimaire un calendrier préliminaire prévoyant la tenue du référendum constitutionnel le 11 mai 2025 et les élections générales (présidentielles, législatives et locales) en novembre 2025.
Le gouvernement n’a, à ce jour, ni validé ni rejeté la date du 11 mai pour le référendum constitutionnel, laissant planer un flou sur la faisabilité de ce scrutin clé. Ce silence alimente les spéculations quant à la volonté politique réelle d’organiser un processus électoral apaisé, dans un contexte de crise institutionnelle persistante.
En ce qui concerne la date précise du 15 novembre avancée par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) pour l’organisation des élections générales, elle n’a pas encore fait l’objet d’un consensus interne. La prudence du CEP s’explique donc par les défis logistiques colossaux : révision des listes électorales, sécurisation des centres de vote et formation de milliers d’agents électoraux. Ces étapes sont jugées irréalisables sans un engagement ferme des autorités et des partenaires internationaux.
Entre optimisme institutionnel et réalisme sécuritaire, la tenue des scrutins en 2025 semble suspendue à une coordination inédite entre le CEP, le gouvernement et la communauté internationale – un pari audacieux dans un pays en quête de stabilité.

